Réparer son véhicule avec des pièces d'occasions

Thomas DROUART      17 Novembre 2013       Divers

Les rares scènes, à la télévision, faisant intervenir des casses automobiles ne renvoient pas une image franchement glorieuse de ce métier : épaves automobiles à perte de vue & grosses presses réduisant en poussière les différentes carcasses de voitures, tour à tour.

 

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C’est d’ailleurs peut-être l’image que vous avez des casses automobiles ?

 

Mettez de côté vos aprioris, car le métier de « casse automobile » a bien évolué. Il est soumis à une réglementation draconienne dictée par l’Etat, mais aussi par l’Europe…

 

Ce sont maintenant des centres de recyclage appelés centre VHU (Véhicule Hors d’Usage) qui prennent en charge la fin de vie d’environ 1 500 000 véhicules chaque année.

 

Petit tour d’horizon d’un secteur d’activité méconnu.

 

Les centres VHU : 3 étapes majeures

 

Les « casses automobiles » (appelons les désormais, « centres VHU »), fonctionnent toutes de manière plus ou moins identique, avec 3 étapes principales :

 

1. Dans un premier temps, les véhicules sont débarrassées de tous les éléments polluants (fluides, hydrocarbure, gaz de climatisation ou d’airbag, etc.)

 

2. Ensuite, les pièces en bon état sont démontées, testées puis stockées dans l’attente d’une seconde vie (ce sont les pièces que vous pourrez acheter).

 

3. La carcasse restante sera finalement transmise à un broyeur qui séparera les différentes matières et permettre une seconde utilisation de celles-ci.

 

L’objectif des centres VHU, en dehors de tout aspect commercial, est aussi le respect des normes et des objectifs fixés par l’Etat. Oui, car depuis le 24 mai 2006, il existe une règlementation stricte qui encadre cette filière du VHU.

 

À partir de cette date toute installation de stockage, de dépollution, de démontage, de découpage ou de broyage des véhicules hors d’usage (VHU) doit disposer d’un agrément préfectoral. Que dit cet agrément ? Il fixe des objectifs : atteindre un certain taux de recyclage à l’année par exemple, mais il fixe aussi une multitude de contraintes que le centre se doit de respecter :

• Respect de l'environnement

• Traçabilité des véhicules et des cartes grises

• Contrôle de suivi chaque année

 

L'agrément est délivré pour une durée maximale de six ans renouvelable.

 

Et pourtant, peu achètent leurs pièces d’occasions

 

La méconnaissance des centres VHU, en France, est assez claire :

 

60% des véhicules sont achetés en occasion

2% seulement des pièces automobiles

sont achetées en occasion

 

Un paradoxe donc : les français sont prêts à acheter leur voiture d’occasion, mais pas leurs pièces automobiles.

 

Pourtant, une pièce d’occasion est vendue avec une garantie, selon l’établissement celle-ci varie mais la réglementation impose une garantie minimale de 3 mois. Un détail bien souvent méconnu : nombreux sont ceux qui sont rebutés à l’idée de se rendre dans une casse automobile car ils ont des doutes sur la fiabilité des pièces. Ajoutons d’ailleurs que lorsqu’une voiture est envoyée à la casse, seule une partie du véhicule est endommagé et/ou inutilisable. Il est courant qu’une majorité de pièces ne soient en rien endommagées, permettant ainsi aux utilisateurs de faire des économies conséquentes : car acheter une pièce d’occasion peut coûter de 30% à 80% moins cher que le même achat en neuf.

 

Enfin, beaucoup de professionnels acceptent désormais le montage de vos pièces d’occasions. Dans ces centres, vous pourrez même bénéficier de la garantie de ce professionnel en matière de montage de pièces.

 

Avec l’arrivée de l’outil Informatique, un retournement de la situation ?

 

Depuis une dizaine d’années, les ordinateurs se sont joints aux outils de démontages. Ils permettent maintenant une traçabilité complète des véhicules et des pièces détachées qui transitent dans les centres VHU.

 

Jusqu’en 2009, les logiciels permettaient uniquement une gestion interne et un gain de temps pour les saisies administratives.

 

Avec la démocratisation du « Cloud » (le fameux nuage dans lequel les données informatiques sont disponible de n’importe où) est apparu un nouveau logiciel destiné et spécialisé pour les centres VHU qui va petit à petit permettre de mutualiser les stocks pour les rendre visibles aux plus grands nombres, ce logiciel, c’est Opisto.

 

>> Les casses automobiles (centres VHU) utilisent Opisto afin de gérer leur stock, qui est automatiquement envoyé « sur le Cloud ».

 

>> Opisto dispose d’un site Internet (http://www.opisto.fr) sur lequel il est possible de consulter tout ce stock de pièces.

 

C’est l’idée mise en avant par la société SACEO à Toulouse qui petit à petit séduit les centres VHU de toute la France et qui donne la visibilité d’un stock qui augmente chaque jour.

 

Le principe plaît à tous. L’une des raisons du succès est surement que les centres VHU gèrent leurs activités de manière informatisés. Grâce à Opisto, ils assurent une traçabilité complète de leur VHU et de leurs pièces. De plus, le logiciel Opisto est synchronisé en temps réel avec le site internet.

 

Une pièce vendue au comptoir est retirée d’internet et inversement. Le tous en moins d’une micro seconde.

 

La gestion étant simplifiée, les centres VHU vont même jusqu’à prendre en photo chaque véhicule et de chaque pièce afin de fournir à leurs clients le plus grand nombre d’information pour bien choisir leur pièce d’occasion.

 

Opisto affichait en début d’année environ 15 000 pièces en stock. Aujourd’hui, c’est plus de 105 000 pièces référencées. Voici un exemple de recherche réalisé sur Opisto pour un rétroviseur gauche de Peugeot 206

 

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On y trouve 63 pièces disponibles et livrables partout en France. Si un doute subsiste toujours, vous pouvez joindre le centre VHU concerné.

 

Le paiement se fait en ligne de manière sécurisée. La pièce commandée vous est alors réservée puis expédiée si vous le souhaitez. Les pièces possèdent toutes une garantie, qui peut parfois s’étendre jusqu’à 12 mois.

 

La filière de la pièce d’occasion automobile se structure, au plus grand bonheur des automobilistes qui sont à la recherche d’une alternative économique et écologique pour les réparations de leur véhicule.


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