Quand Jaguar investit le virage de Mulsanne... 1/2

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Chaque année depuis 2014, la veille de la célèbre course sarthoise, les voitures anciennes et/ou de prestige envahisse le virage de Mulsanne. Cette année, c'est Jaguar qui était mise à l'honneur. Nous nous y sommes rendus afin de vous partager quelques modèles emblématiques. Nous n'avons pas été déçus...


Un rassemblement... qui rassemble !

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Chaque vendredi qui précède les 24 Heures du Mans est une journée marathon. Les événements liés à l'automobile y sont très nombreux. Il y a bien sûr le célèbre rassemblement de Saint-Saturnin, qui a mis Marcos à l'honneur cette année. Il y a aussi les célèbres runs sur les Hunaudières aux alentours du midi, la parade des pilotes dans le centre-ville du Mans, puis le rassemblement au virage de Mulsanne.

Organisée par l'association éponyme, le virage de Mulsanne accueille chaque année une marque automobile, dont les plus célèbres productions sont stationnées en épis derrière le vibreur. Puis, le long de la D140, qui suit Mulsanne, tous les véhicules d'autres constructeurs s'alignent, pour le plus grand bonheur des visiteurs... De la Porsche 901 à la 2CV tuning, il y en a pour tous les goûts...


Une Jaguar XKSS qui a vécu !

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Après un regard global sur le plateau qui s'offre à nous, premier constat : il y a (vraiment) beaucoup de monde, ce qui sera un peu pénalisant pour les photos. Nous ferons avec !

Deuxième constat : ce ne serait pas une XKSS au fond ? La réponse est oui. Si vous ne connaissez pas ce modèle, sachez qu'il s'agit d'une barquette vendue en 1956 et 1957 et qui dérivait de la célèbre Type D. Elle a été produite à seulement 16 exemplaires, ce qui en fait une rareté assez incroyable.

Jaguar a néanmoins repris la production de la XKSS en 2016, en réalisant 9 nouveaux exemplaires à l'aide de pièces d'époque, tout en restant fidèle à l'originale en tout points. Bluffant, non ?

Bon. Revenons à notre XKSS immatriculée OHW 293. Est-elle authentique ? S'agit-il d'une superbe réplique. En la regardant en détails, tout laisse à penser qu'il s'agit là d'une véritable XKSS, tant le plumage respire l'authenticité.

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Mais en fait, il n'en est rien. Cette Jaguar est une réplique mais dont l'histoire mérite à être connue. Il s'agit en fait d'une Jaguar Type-E de 1967, un coupé 2+2, de 1967. Celle-ci connait un quotidien tranquille jusqu'en 2006 où un certain Tony Brown, éternel amoureux de la Type-D se décide à transformer sa belle anglaise en Type-D nez court.

Il achète quelques années après une seconde Type-D nez long (de nouveau une réplique) et se décide à réaliser un rêve de gosse : avoir une XKSS. N'étant pas riche à million, il décide de "sacrifier" sa Type E devenue Type D à nez court pour une transformation intégrale en XKSS. La transformation a lieu en 2011 et 2012 et demande un travail colossal.

Le résultat final a sûrement quelques infidélités à l'original, toutefois, l'illusion est purement excellente. Une voiture qui a bien vécu !
 

Type C, Type D...

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Dans un rassemblement Jaguar, il y a surtout de l'ancienne, mais aussi quelques productions récentes, à l'image d'un SUV F-Pace, sur lequel nous ne nous sommes pas attardés.

En anciennes emblématiques, il y a les Type C et Type D, deux modèles qui ont longuement écumé les circuits, cumulant les victoires, aimantant les regards et les objectifs.

La C que nous avons ici n'est probablement pas authentique, puisqu'elle reposerait sur une base de 1985, mais elle n'en demeure pas moins très respectable. Les "répliqueurs" de Jaguar, qu'il s'agisse de ReaLM Engineering ou de Lynx, travaillent avec un soucis du détail assez bluffant.

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À gauche, la Jaguar Type C a été produite de 1951 à 1953, elle est équipée d'une 6 cylindres en ligne délivrant 205 à 220 chevaux. Elle a remporté les 24 Heures du Mans à deux reprises, en 1951 et 1953. Un beau palmarès qu'il l'a faite entrer dans la légende. Son style a tout de suite plu, il est très épuré, d'une extrême fluidité. Une vraie voiture de gentleman !

À droite, la Type D, proposée avec nez court ou long, s'inscrit dans la continuité, mais avec un style plus musclé. Elle se distingue notamment par son aileron de requin, avec trois formes possibles. De 1954 à 1957, elle écumera les circuits et remportera la course mancelle à trois reprises, de 1955 à 1957.

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Quant à cette Jaguar Type D, après moults recherches, il semblerait qu'elle soit authentique. Selon des sources concordantes, il s'agirait de la Type D engagée au Mans en 1956 (jusque là, l'étiquette apposée sur la partie droite du pare-brise dit vrai). Plus précisément, elle serait la voiture n°1, conduite par les britanniques Mike Hawthorn et Ivor Bueb, et qui aurait fini en cinquième position.

Initialement immatriculée 393RW, elle aurait switché sur 739BKK quelques années après. Elle n'en reste pas moins une voiture exceptionnelle sur bien des points, au style novateur et dont la fiabilité n'est plus à démontrer, tout comme les performances !


Jaguar Mk2 3.8 : hors piste !

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Chez Jaguar, on a la compétition dans l'âme, il n'est donc pas étonnant que bon nombre de Mk2, la familiale de la marque, soit de la partie. Le modèle que nous avons ici date de 1962 et dispose du 3.8 litres de 220 chevaux.

Pour gagner du poids, tout ce qui entre dans le domaine du luxe et du confort a été sacrifié mais c'est pour la bonne cause : les performances. Alors forcément, une Jaguar Mk2 Rallye, cela peut surprendre, mais un bon nombre furent transformées et les succès se sont accumulés : Tour de France, Monte Carlo...

Bernard Consten, célèbre pilote de rallye de 1954 à 1975, décrocha à deux reprises le titre de Champion de France des Rallyes, en 1961 et 1962.


Et les autres !

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En haut, il y a deux grands classiques, les Jaguar XK120 et 150. Le style évolue subtilement entre les deux. Dessous, un joli coupé Type E de 1969, initialement blanc, qui revêt désormais l'indémodable vert anglais.

Dans un tout autre registre, une récente Jaguar XKRS est venue faire entendre ses vocalises. Les modèles récents étaient relativement rares, hormis une XE et une XJ.

Plus loin dans la file, une belle Jaguar XJS cabriolet, habillée de beige tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Dans l'habitacle, le bois est omniprésent, même si le rendu est un peu kitsch !

Enfin, terminons avec un coupé XK de 2006, un modèle parfois oublié mais qui ne démérite pas, avec un V8 particulièrement sonore, dont la puissance oscille entre 385 et 550 chevaux. Certes, ce n'est pas une ballerine, mais pour cruiser, c'est le must !

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