Le TDI fête ses 25 ans

Thomas DROUART      29 Mai 2014       Actualité Diesel

Le TDI fête ses 25 ans

Il y a des dates d'anniversaire que l'on retient... et les autres ! Connaissez-vous celle de votre belle-mère ? Et celle de la Porsche 911 ? Nous verrons celle du plus célèbre des diesel allemand : le TDI. Il fête ce mois-ci ses 25 ans. L'occasion pour Audi de fêter les choses dignement avec une Audi RS5 fonctionnant au carburant pas noble. Happy birthday.

 

Le diesel a toujours eu la côte pour les voitures allemandes et rapidement, le groupe Volkswagen a développé son moteur diesel toujours produit de nos jours : le TDI (Turbocharged Direct Injection) et sa déclinaison atmosphérique ; le SDI.

Le TDI s'est vite imposé en raison du couple qu'il délivre, envoyant plus de pression à la combustion. La majorité des Volkswagen et Audi en héritera ainsi, des plus gros modèles (Q7, A8, Touareg...), aux plus puissants (Q7 V12, Phaeton V10...) et même aux plus petits (Lupo, A1...). Son omniprésence et sa bonne image de marque l'ont fait voyagé et d'autres constructeurs du groupe l'ont même adopté, à l'image de Seat... et de Porsche !

 

Pourquoi un tel succès ?

 

Tout d'abord, le TDI n'est pas un "succès" à part entière, c'est plutôt l'image des marques dans lequel il est implanté qui l'est. Les marques Volkswagen et Audi sont à la mode et le diesel l'est aussi. Il est donc logique que le "TDI", seul type de motorisation utilisant le pistolet jaune en récolte les lauriers.

Le TDI a également l'image d'un moteur très puissant dont la puissance annoncée serait bien inférieure à la puissance réelle, dont les accélérations sont extrêmement franches et dont la consommation est très basse.
Ces idées préconçues perdurent encore de nos jours. Tout aussi polluant qu'un diesel "classique", le TDI n'est ni plus puissant, ni plus performant qu'un diesel Renault !

 

La Golf IV TDI, le graal

 

Au summum de la hiérarchie du TDI, on retrouve la Golf IV. Ce modèle aujourd'hui obsolète occupe toujours une place de premier choix chez les jeunes conducteurs, surtout pour les adeptes de télé-réalités et de tuning (humour). Il en découle une surcôte désastreuse pour un modèle aussi ancien. Bien que toutes les motorisations sont concernées, les TDI le sont d'autant plus. Surkilométrés, âgés et souvent mal utilisé, ce sont des véhicules qui vieillissent mal et qui demeurent vendus au prix fort.

Le TDI fête ses 25 ans

Le TDI est sportif

 

Autre argument des fervents défenseurs du TDI, le fait que leur motorisation favorite ait un palmarès en compétition impressionnant et que ce moteur devance tous les autres aux 24 Heures du Mans...

Là encore, les Audi R10, R15 et R18 TDI courrant au Mans sont avant tout des vitrines technologiques destinées à montrer le savoir-faire de la marque. Survitaminées, ces motorisations sont élaborées par des constructeurs ayant des moyens financiers conséquents car le diesel est à l'origine absolument pas destiné à affoler les chronomètres sur circuit. Quant au fait que les TDI de série sont dérivés des TDI de compétition. Oui, ils peuvent s'en inspirer, mais ce n'est pas pour autant que vous tirerez 150 chevaux de votre TDI 110.

Le TDI fête ses 25 ans

Pour fêter cet anniversaire, Audi a choisi de présenter une Audi sportive issue de la gamme RS... à moteur diesel ! Après l'Audi SQ5 qui a marqué les esprits (première Audi S à passer au fioul), c'est au tour de l'Audi RS5 de passer du côté obscur...

Esthétiquement, elle arbore une livrée blanche ou noire parée de jantes noires et de décorations rouges et anthracite à l'effigie du sacrosaint TDI.

Sous le capot, le vilain V8 essence de 450 chevaux cède sa place à un 3.0 L V6 TDI de 385 chevaux. Sur le papier, il développe un couple de 750 Nm, une boîte de vitesse automatique à huit rapports, à la transmission Quattro, 280 km/h en vitesse de pointe et 4"0 au 0 à 100 km/h.

 

Des chiffres presque attrayants qui garantiront à coup sûr un beau succès à cette RS5 TDI. L'argument coup de massue ? Une consommation moyenne de 5,0 litres aux 100 kilomètres. Alors forcément, quand l'argument faible consommation est dégaîné, il n'y aura aucune issue ni barrage au succès d'un tel modèle...

 

Les conséquences sanitaires ? On verra cela demain. Procrastinons.


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