Le 20 Juillet 2026, par Thomas Drouart
Quand on parle de hot hatch en France, un nom revient presque systématiquement. Renault Sport. Deux mots qui, pendant près de cinquante ans, ont signifié quelque chose de très précis : une voiture de tous les jours capable de vous surprendre sur une petite route, proposée à un tarif accessible, assemblée à Dieppe dans les locaux historiques d'Alpine.
La division est fondée en 1976, d'où le chiffre gravé sur chaque Mégane RS Ultime. Dès le départ, la mission est claire : produire des sportives accessibles qui profitent de l'expérience Renault en compétition sans perdre de vue la réalité du quotidien. Pour les propriétaires d'anciennes RS qui cherchent à entretenir leur voiture, trouver des Renault pièces détachées en bon état est devenu un vrai sujet, tant certaines séries limitées sont devenues rares sur le marché.
Avant la Clio RS, il y avait la Clio Williams. Lancée en 1993 dans le cadre de l'homologation en compétition, elle profite également du partenariat entre Renault et Williams en Formule 1 pour porter ce nom. Un 2.0 litre de 150 chevaux dans une carrosserie de Clio que rien ne laissait prévoir aussi radicale. La formule est immédiatement gagnante : légèreté, moteur atmosphérique qui aime les tours, comportement sain et communicatif.
Elle devient la référence des petites sportives, un statut qu'elle ne lâche pas pendant plusieurs années. C'est à partir de cette base que Renault Sport va construire toute la philosophie Clio RS. En 1998, la Clio II RS prend le relais avec 172 chevaux, puis 182 ch dans sa version finale, la plus appréciée des propriétaires. Plus accessible, plus quotidienne, sans trahir ce qui faisait le sel de la sportive : le plaisir de conduite avant tout.
La Clio III RS, lancée en 2006 avec 201 ch puis restylée à 203 ch en 2009, est aujourd'hui considérée par beaucoup comme la meilleure Clio RS jamais produite. Pas pour ses performances brutes, mais pour l'ensemble que forme la voiture. Train avant ultraprécis, insensible aux effets de couple, arrière joueur dès qu'on débranche l'ESP, Brembo en standard, diffuseur arrière générant 40 kilos d'appui à 130 km/h.
Sur route sinueuse, rares sont les voitures de sa catégorie capables de suivre son rythme. Elle existe en plusieurs configurations : version standard, châssis Cup affermi de 15%, séries limitées F1 Team, Gordini, RB7... Les phases II (après 2009) sont les plus recherchées, avec le moteur qui monte en régime de façon rageuse passé 4 500 tr/min. Un régal.
En 2012, la Clio IV RS marque un tournant. Premier turbo sur la Clio RS, boîte à double embrayage EDC, 200 ch. Mais quelque chose a changé. Les puristes regrettent l'absence de boîte manuelle, la direction moins directe, le son moins grisant. Ce n'est pas une mauvaise voiture, loin de là. Mais elle n'est pas la même chose que la Clio III RS, et les deux camps ne se réconcilieront jamais vraiment là-dessus.
La Mégane RS suit une trajectoire parallèle, mais dans un registre un cran au-dessus. La première génération, en 2004, pose les bases avec 225 ch et une boîte manuelle uniquement. Sobre dans sa présentation, redoutable à conduire. C'est la deuxième génération, lancée en 2009 avec 250 ch puis 265 ch en Trophy, qui va vraiment faire parler d'elle.
La Mégane RS Trophy établit alors le record de la catégorie des tractions avant au Nürburgring, un record qui résonne encore aujourd'hui dans tous les débats sur les GTI. La Mégane RS devient la référence absolue de sa catégorie. La troisième génération, en 2017, pousse la mise à 280 ch en boîte manuelle ou 300 ch en Trophy.
Elle ajoute le système 4Control avec ses roues arrière directrices, ce qui lui confère une agilité presque déconcertante pour une traction. En 2019, la Trophy-R s'offre à son tour le record du Nürburgring pour les voitures à traction avant, avec un chrono qui reste l'une des références de la catégorie.
En 2023, Renault annonce la fin de la Mégane RS thermique. Pour marquer le coup, une série finale baptisée Ultime sort, limitée à 1 976 exemplaires en référence à l'année de création de Renault Sport. 300 ch, châssis Cup, semi-slicks Bridgestone de série, sièges Recaro signés par Laurent Hurgon. La série rencontre immédiatement son public. Une fin qui ressemble à une consécration.
Avec l'arrivée d'Alpine comme marque sportive du groupe Renault, le badge RS s'efface progressivement. Entre 1993 et 2023, Renault Sport aura produit une série de voitures qui ont marqué leur époque d'une manière que peu de constructeurs généralistes peuvent revendiquer. Posséder une RS aujourd'hui : ce qu'il faut savoir Les Clio III RS et les Mégane RS II sont les générations qui montent le plus en cote en ce moment.
Clio III RS : rotules de suspension sur les exemplaires sollicités, boîte de vitesses si elle a été maltraitée, carrosserie sur les séries limitées très recherchées. Les mécaniques, elles, sont robustes. Mégane RS I et II : courroie de distribution à vérifier impérativement, état du différentiel autobloquant sur les versions Trophy. Pièces de carrosserie spécifiques RS : certains éléments ne sont plus disponibles en neuf.
Le marché des pièces auto de récupération est souvent la seule piste réaliste, et ça vaut la peine d'anticiper avant l'achat. Ce qui est frappant quand on regarde l'ensemble de la production Renault Sport, c'est la cohérence.
De la Clio Williams à la Mégane RS Ultime, la philosophie n'a jamais vraiment varié : des voitures accessibles, efficaces, qui donnent envie de prendre le volant même quand rien ne l'exige. C'est rare. Et c'est ce qui explique que les propriétaires de RS ne les lâchent pas facilement.
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J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a bien prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 Type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert. |
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| Thomas Drouart |