Le 26 Septembre 2026, par Thomas Drouart
Partir en voyage en famille, c’est souvent commencer par un petit Tetris grandeur nature. Les valises dans le coffre, la poussette qui refuse obstinément de rentrer, les enfants à l’arrière et, idéalement, encore un peu de place pour les jambes. Dans ces conditions, le choix de la voiture a une importance bien plus grande qu’on ne pourrait le penser. Une citadine peut parfaitement convenir pour trois jours à deux, mais montrer rapidement ses limites lorsqu’il faut transporter toute une famille sur plusieurs centaines de kilomètres.
Pour un déplacement particulier, il n’est d’ailleurs pas forcément nécessaire de posséder ce type de véhicule toute l’année. La location de voiture de luxe à Liège permet par exemple de disposer ponctuellement d’un véhicule haut de gamme avec chauffeur. Mais pour des vacances en famille, quels sont réellement les critères à regarder ? Et surtout, faut-il nécessairement choisir un SUV ?
Commençons par la question la plus évidente : combien serez-vous dans la voiture ? Un couple avec un enfant n’aura clairement pas les mêmes besoins qu’une famille de cinq personnes. Et pourtant, le nombre de places inscrit sur la carte grise ne nous dit pas tout.
Une voiture cinq places peut, sur le papier, transporter cinq personnes. Dans la réalité, installer trois passagers à l’arrière peut rapidement devenir nettement moins agréable. C’est encore plus vrai avec des enfants puisque les sièges auto occupent beaucoup de largeur. Trois sièges côte à côte ne rentrent d’ailleurs pas correctement dans toutes les voitures.
Si vous avez trois jeunes enfants, mieux vaut donc vérifier physiquement l’installation des sièges avant de choisir le véhicule. Les monospaces et certains ludospaces conservent ici un avantage appréciable grâce à une banquette large, voire trois véritables sièges indépendants.
Pour quatre personnes, le choix est beaucoup plus vaste. Une berline, un break ou un SUV de taille intermédiaire peuvent largement faire l’affaire. À condition, bien sûr, que le coffre suive.
C’est généralement au moment du départ que l’on découvre si l’on a choisi la bonne voiture. Deux grandes valises, quelques sacs, une poussette et les affaires des enfants peuvent remplir un coffre à une vitesse assez impressionnante.
Le volume annoncé en litres constitue donc un premier indicateur, mais il ne faut pas s’arrêter à ce chiffre. La forme du coffre compte presque autant. Un seuil de chargement très haut, des passages de roues imposants ou une lunette arrière fortement inclinée peuvent réduire l’espace réellement exploitable.
Un break peut ainsi se montrer plus pratique qu’un SUV affichant pourtant un volume comparable. Son coffre est généralement long, assez carré et facile à charger. Ce n’est sans doute pas un hasard si le break reste une excellente alternative pour les familles qui parcourent régulièrement de longues distances.
Nous avions d’ailleurs déjà consacré un sujet aux voitures familiales spacieuses et accessibles. Même si les modèles ont évolué, les besoins fondamentaux restent finalement assez proches : de la place, du confort et un véhicule adapté à son utilisation.
Le SUV s’est largement imposé dans les familles. Il faut reconnaître que la recette fonctionne plutôt bien. La position de conduite surélevée plaît à beaucoup d’automobilistes et l’accès à bord est généralement facile. Installer un enfant dans son siège sans avoir à trop se pencher peut également être appréciable au quotidien.
Mais SUV ne signifie pas automatiquement immense. Certains SUV urbains offrent finalement moins d’espace qu’un bon break ou qu’un monospace de longueur équivalente. Leur style impose parfois des compromis sur l’habitabilité ou le coffre.
Avant de choisir, mieux vaut donc oublier quelques minutes la catégorie commerciale du véhicule et regarder ce qui nous intéresse vraiment : largeur de la banquette, espace aux jambes, volume et forme du coffre, rangements ainsi que facilité d’installation des sièges enfants.
Pour une famille de quatre personnes, un SUV compact suffisamment spacieux peut être un excellent compromis. Avec trois enfants ou davantage, un modèle à sept places, un monospace ou un ludospace devient souvent plus pertinent.
On les voit moins qu’autrefois, et c’est assez dommage. Les breaks ont beaucoup d’arguments lorsqu’il s’agit d’avaler les kilomètres en famille.
Ils disposent généralement d’un grand coffre, d’un centre de gravité plus bas qu’un SUV et d’un comportement routier proche de celui d’une berline. Sur autoroute, cela peut se traduire par une consommation raisonnable et un très bon confort.
Le principal défaut ? La longueur. Certains grands breaks dépassent largement les 4,70 mètres. Ce n’est pas franchement gênant pour partir en vacances, mais cela peut le devenir au moment de chercher une place dans un parking souterrain.
Pour ceux qui n’ont pas besoin de sept places, le break demeure néanmoins une solution particulièrement cohérente. Et puis, avouons-le, certains sont quand même nettement plus élégants qu’un gros SUV.
Le monospace est devenu nettement moins à la mode. Les constructeurs ont progressivement remplacé ces modèles par des SUV, jugés plus valorisants. Pourtant, lorsqu’il faut réellement transporter une famille nombreuse, le monospace conserve de sérieux arguments.
Sa carrosserie est pensée autour de l’habitacle. Le toit est haut, les surfaces vitrées importantes et la modularité généralement excellente. Certains modèles permettent également de disposer de trois sièges individuels au deuxième rang.
C’est un détail qui change tout lorsqu’il faut installer plusieurs sièges enfants. L’ADAC souligne d’ailleurs que peu de voitures permettent d’accueillir facilement trois sièges enfant côte à côte et relève que les vans et véhicules à toit haut sont particulièrement adaptés à cet exercice.
Un modèle sept places peut également être intéressant, mais attention au coffre. Lorsque la troisième rangée est déployée, le volume disponible pour les bagages peut devenir très limité. Pour sept personnes et leurs valises, un coffre de toit peut rapidement devenir indispensable.
Sur un trajet de 600 ou 800 kilomètres, avoir 300 chevaux sous le pied droit n’apporte finalement pas grand-chose. En revanche, une bonne insonorisation, des sièges confortables et une suspension correctement calibrée peuvent radicalement changer le voyage.
La climatisation est évidemment importante, idéalement avec des aérateurs à l’arrière. Des prises USB accessibles aux passagers peuvent également éviter quelques drames lorsque la tablette arrive à 3 % de batterie au milieu de l’autoroute.
Le régulateur de vitesse adaptatif peut aussi apporter un vrai confort sur les longs trajets. Même chose pour les aides au maintien dans la voie, à condition que leur fonctionnement ne soit pas trop intrusif.
Enfin, il ne faut pas négliger l’espace disponible aux jambes. Une banquette arrière confortable pendant vingt minutes en ville peut devenir beaucoup moins convaincante après quatre heures de route.
Lorsque l’on voyage avec des enfants, ce point mérite une attention particulière. Il ne suffit pas de compter le nombre d’airbags indiqué sur la fiche technique.
Les essais indépendants permettent notamment de comparer la protection des occupants et le fonctionnement des systèmes d’aide à la conduite. Euro NCAP évalue notamment la protection des enfants lors de chocs frontaux et latéraux, mais aussi la possibilité d’installer correctement différents types de sièges enfant.
Pensez également à vérifier le nombre et l’emplacement des fixations ISOFIX. Deux ancrages aux places arrière extérieures sont courants, mais disposer de trois installations adaptées est nettement plus rare.
Et si vous achetez une voiture d’occasion, regardez aussi l’année du test Euro NCAP. Les protocoles évoluent régulièrement : comparer uniquement le nombre d’étoiles de deux véhicules testés à des périodes très différentes peut donc être trompeur.
Tout dépend finalement de l’usage que vous aurez de la voiture le reste de l’année. Acheter un gros diesel uniquement pour effectuer deux départs en vacances par an n’a pas beaucoup de sens si la voiture ne fait ensuite que de petits trajets urbains.
Pour les gros rouleurs, le diesel conserve un intérêt grâce à sa consommation contenue sur les longues distances. Une motorisation essence peut être plus cohérente pour un kilométrage annuel modéré, tandis qu’un hybride devient intéressant lorsque les trajets mélangent ville et route.
Quant à l’électrique, il peut parfaitement assurer les départs en vacances. Il faut simplement intégrer les recharges au voyage. L’autonomie sur autoroute, la vitesse de recharge et la disponibilité des bornes sur le trajet deviennent alors plus importantes que l’autonomie théorique annoncée par le constructeur.
Dans tous les cas, attention à la consommation une fois la voiture chargée. Qu’elle fonctionne à l’essence, au diesel ou à l’électricité, une familiale remplie jusqu’au toit consommera davantage qu’avec son seul conducteur à bord.
C’est finalement la question que l’on oublie souvent de se poser. Si vous avez besoin d’un grand véhicule seulement deux ou trois semaines par an, faut-il réellement supporter son encombrement et son coût pendant les onze autres mois ?
Pas nécessairement. Une voiture plus compacte peut être bien plus pratique au quotidien. Pour les vacances, la location permet alors de choisir un véhicule correspondant précisément au voyage : grand break pour quatre personnes, sept places pour une famille nombreuse ou véhicule plus haut de gamme pour une occasion particulière.
Cette logique vaut aussi pour les événements. Un mariage, une réception ou un déplacement professionnel n’impose pas nécessairement d’acheter une voiture de prestige que l’on utilisera rarement. Une prestation avec chauffeur permet alors de profiter du véhicule pendant la durée réellement nécessaire.
Il n’existe finalement pas une voiture familiale parfaite. Pour un couple avec un enfant, une compacte disposant d’un coffre correct peut largement suffire. Avec deux enfants et beaucoup de bagages, un break ou un SUV familial offrira davantage de sérénité. Pour trois enfants, mieux vaut surveiller très attentivement la largeur de la banquette et la compatibilité avec les sièges auto. Enfin, au-delà de cinq personnes, les véhicules à sept places deviennent presque incontournables.
Le meilleur conseil reste donc assez simple : choisissez la voiture en fonction de ce que vous allez réellement mettre dedans. Comptez les passagers, testez les sièges enfants, regardez le coffre avec les bagages en tête et pensez aux trajets que vous effectuerez le reste de l’année.
Parce qu’un coffre de 600 litres et sept places sur une brochure, c’est très bien. Pouvoir partir sans devoir choisir entre la poussette et la valise, c’est quand même mieux.
![]() |
J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a bien prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 Type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert. |
||
| Thomas Drouart |