Billet d'humeur : la place de la voiture de sport en société

Thomas Drouart      19 Octobre 2016       Actualité Billet d'humeur

Billet d'humeur : la place de la voiture de sport en société

À l'occasion de notre road-trip en Mazda MX-5, nous avons pu rouler pendant plus de 2 000 kilomètres à bord de ce sympathique roadster japonais. Il ne s'agit pas d'une voiture hors de prix, bien qu'une personne nous l'estima entre 210 et 230 000 € ! Mais sa ligne, et le fait qu'elle soit décapotable, a suscité pas mal de réactions. Voici quelques réactions à chaud.


Elle suscite l'admiration

Billet d'humeur : la place de la voiture de sport en société

Voir une belle voiture dans la rue, cela fait toujours plaisir. Et en tant que passionnés, nous en sommes les premiers témoins. En France, malheureusement, le parc automobile s'est standardisé d'une manière dramatique avec une prédominance de "petites" voitures et de SUV. La majorité dispose d'une mécanique Diesel sans âme et d'une teinte grisâtre pas franchement réjouissante. Alors forcément, toute voiture sortant de l'ordinaire attire l'œil. Et vous pensez bien qu'avec notre MX-5 Soul Red, nous ne sommes pas passés inaperçus. Il y a eu de l'admiration surtout. Beaucoup découvraient avec un grand sourire la ligne de cette quatrième génération franchement réussie. Certains l'ont reconnue directement, d'autres non. Mais qu'importe, elle a suscité des commentaires positifs et a fait preuve d'un incroyable capital sympathie. Aurait-ce été pareil avec une Porsche ou une Ferrari ? Difficile à dire, cela dépend aussi de la configuration du modèle et de la manière dont elles sont conduites. La voiture plaisir a donc toujours un intérêt aux yeux des français, ouf ! Mais même si elle est appréciée, peu osent franchir le pas, à cause du coût et de la consommation ; ce qui est totalement incohérent puisque notre MX-5 n'a que rarement excédé les 8 litres aux 100 kilomètres même en s'amusant avec !


Une curiosité : on nous observe !

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Un autre phénomène que nous avons pu constater, c'est qu'une fois la voiture regardée, le regard des passants se porte inexorablement sur... La tête du conducteur ! Et oui, il n'y a eu que de très rares exceptions. Pourquoi ce comportement ? Et bien peut-être parce que la voiture plaisir (sans parler de prix d'achat !) symbolise la réussite et que la population a besoin de mettre un visage dessus. Il y a sûrement aussi une forme de curiosité, comme "Voyons qui roule là-dedans". C'est probablement cette même curiosité malsaine qui aimante les regards lors d'un accident de voiture à la recherche de quoi ? Un bout de chair accroché au rétroviseur ? Du nombre de bosses sur le pare-choc ? Ou bien s'il y a des morts tout simplement ? Certains diront que si on ne souhaite pas être regardé, il suffit de ne pas avoir ce type de voiture qu'est une Mazda MX-5. C'est vrai, mais je serai bien malheureux au volant d'un Renault Scénic 3 dCi gris, bien qu'il s'agisse d'une très bonne voiture. Quoi qu'il en soit, il faut se faire à ces regards, bien que l'on n'en comprenne pas systématiquement l'origine quand on s'est rendu compte qu'à peine un micro-regard posé sur la voiture, les regards se magnétisaient sur nous et ne nous quittaient plus. Stressant !

 

Jalousie quand tu LES tiens !

Billet d'humeur : la place de la voiture de sport en société

Et puis, il y a les éternels jaloux, plutôt rageurs, qui ressentent la présence d'une belle voiture comme de la provocation. Ceux-là ont un comportement des plus pitoyables. Je garde en mémoire ce conducteur d'une Dacia Logan rincée qui m'a gratifié d'un "T'avances avec ta bagnole de merde" car je ne suis pas passé au feu orange. Une situation des plus pittoresques ! Même en esquivant les centre-villes, impossible de les manquer, ces jaloux-rageux sont partout et ont le besoin absolu d'y aller de leur petit commentaire. Dans le fond, c'est bien eux les plus malheureux pour enrager à ce point de voir quelqu'un posséder (ou se faire prêter dans notre cas !) un bel objet.

 

Et puis, il y a les passionnés. Merci d'être là !

Billet d'humeur : la place de la voiture de sport en société

Heureusement, eux ont été là. En 2 000 kilomètres, nous avons croisé bon nombre de Mazda MX-5, toutes générations confondues. À chaque fois, nous avons récolté un petit geste sympa de leur part, une vraie communauté. Nous avons aussi eu le droit à des salutations de propriétaires de Lotus Elise et de Corvette. C'est tout le contraire de la catégorie précédente, là, nous sommes contents de nous reconnaître entre passionnés et c'est bien appréciable. La voiture de sport en société est donc perçue d'une manière très différente selon les individus. Mais au final, c'est sans grande surprise et cela nous a rajouté des anecdotes dans le livre.


Et vous, quel est votre ressenti sur la question ?


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